Marché immobilier : une baisse du prix immobilier en période de crise

La crise sanitaire a provoqué un choc économique qui a affecté plusieurs domaines, dont celui de l’immobilier. En France, on apprend que le marché de l’immobilier professionnel est plus touché que celui de l’immobilier résidentiel. Mais, selon les avertissements, une baisse de l’immobilier professionnel pourrait se répercuter sur les prix des résidences. 

La chute des prix limitée pour les locaux résidentiels 

Des jours moroses pourraient attendre le marché immobilier. De plus en plus, il est annoncé que les conséquences de la crise sanitaire sur l’emploi et les revenus devraient impacter les transactions. Ainsi, il pourrait être observé un repli des transactions de 3,3 % en 2022. Ce qui laisserait remarquer un prix immobilier en baisse l’an prochain. Cela dit, seuls les ménages les plus solvables seront capables d’intervenir sur le marché de l’ancien. Il s’agit de ceux qui ont su accumuler des épargnes depuis le début des crises. 

Le neuf a quant à lui été affecté en 2020 par le stoppage des chantiers. De même, la délivrance du permis de construire a été freinée. Peut-être faut-il attendre 2022 pour retrouver un niveau similaire à celui de l’année 2019. 

La forte corrélation entre les marchés de l’immobilier résidentiel et professionnel. 

De manière générale, on distingue deux catégories de biens immobiliers : les logements et les locaux destinés à un usage professionnel. De là surgit l’expression « immobilier résidentiel » pour le premier et « immobilier professionnel » pour le deuxième. Mais il existe un rapport plus ou moins étroit entre les cycles de prix des deux marchés. Cette relation surnommée « effet de contagion » repose en partie sur des facteurs communs : le prix du foncier, la possibilité de transformer des habitations à des fins professionnelles. 

Il reste encore des interrogations sur l’évolution à moyen et à long terme de la demande sur ces marchés. Il faut rappeler que l’arrêt total des activités dans les entreprises avait servi de raison à la chute de 0,4 % des indices de prix de l’immobilier. Dans le même temps, les prix sur les résidences ont connu une hausse de 5,3 %. 

La demande de locaux à usage professionnel pourrait continuer à subir 

Pour les auteurs, la prudence doit être de mise à cause de l’envergure de la crise sanitaire et de son caractère inédit. Jusqu’ici, plusieurs indicateurs estiment que le risque d’une baisse des prix pour les locaux professionnels est encore d’actualité. 

De grandes institutions ont également prédit que le télétravail pourrait tripler à la fin de la crise sanitaire. D’autres estimations révèlent que l’adoption phénoménale du travail peut servir à justifier la baisse considérable de la surface de bureaux désormais nécessaires aux sociétés. Un recours massif au télétravail peut donc être remarqué à la fin de la période sanitaire. Cet état de choses provoquera une diminution du parc de bureaux. 

Le marché de l’immobilier ayant la réputation d’être relativement stable, il faut considérer que de brusques changements seraient pratiquement inimaginables. Cela dit, il faudra encore du temps aux vendeurs pour qu’ils adaptent leur prix à l’après-pandémie. 

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